 Le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, a lancé, mardi à Beni Mellal, le Régime d'Assistance médicale (Ramed) au profit de la population démunie de la région de Tadla-Azilal, avant sa généralisation aux autres régions du Royaume. Le Ramed est destiné aux personnes nécessiteuses, qui ne sont pas éligibles au régime de l'Assurance maladie obligatoire (AMO) ou autre régimes et ne disposant pas de ressources suffisantes pour faire face aux dépenses de santé.
M. El Fassi, qui conduisait une importante délégation ministérielle, a souligné que l'entrée en vigueur du Ramed consacre le principe du droit à la santé pour tous les citoyens marocains.
"La couverture médicale de base s'inscrit aussi dans le cadre de la nouvelle politique de santé adoptée par le Maroc", a-t-il dit, affirmant que l'objectif du Ramed est d'assurer l'équité et l'égalité d'accès au service public de santé et dans la fourniture des prestations de soins et de services. Par ailleurs, M. El Fassi a réitéré l'engagement du gouvernement à étendre cette expérience pilote sur l'ensemble des régions, appelant à la mobilisation de toutes les parties pour faire aboutir ce projet sociétal, d'autant plus que "les projecteurs sont braqués aujourd'hui sur Tadla-Azilal". A cette occasion, des cartes Ramed, qui se substitueront aux certificats d'indigence, ont été remises aux premiers bénéficiaires. Au niveau national, le nombre des personnes éligibles à ce régime sont estimées à 8,5 millions d'habitants, ce qui portera à plus de 62 pc la population qui bénéficie de la couverture médicale. Les bénéficiaires seront classées en deux catégories: les pauvres (4 millions d'indigents absolus) et les vulnérables (4,5 millions). Les bénéficiaires auront droit aux prestations médicales disponibles uniquement dans les hôpitaux publics, les centres de santé et les services sanitaires relevant de l'Etat. A Tadla-Azilal, le régime bénéficiera à plus de 420.000 personnes, dont 268.000 en situation de vulnérabilité. Un budget estimé à 2,7 milliards de DH est alloué à cette opération (328 DH annuels par personne). Concernant le financement, ce sont l'Etat et les collectivités locales qui prennent le gros lot du financement avec respectivement 75 pc et 6 pc, en plus de cotisations symboliques des bénéficiaires (19 pc). Le panier des soins de santé prévu par le Ramed comporte les mêmes prestations couvertes par l'AMO. Un intérêt particulier a été accordé au pôle mère-enfant. Par MAP
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